* Sukkwan Island, par David Vann

Que ce roman ait pu être encensé par la critique et l’auteur déclaré comme le plus brillant représentant de sa génération me laisse pantoise. Ce n’est pas que ce dernier manque de talent : il sait raconter. Le problème, c’est ce qu’il raconte : cela ne tient pas la route.

Ainsi, un père amène son fils de 13 ans dans une île du sud de l’Alaska pour y vivre pendant un an dans une cabane isolée. Le choix de l’endroit est surprenant : il pleut continuellement, le petit gibier est peu abondant. En plus, l’expédition est mal préparée : le père n’a pas les habiletés nécessaires pour construire les abris indispensables, il a une vague idée pour monter un fumoir et surtout, il n’anticipe pas les dangers. Dès la première journée, un ours détruit tout leur matériel et leurs réserves de nourriture, conséquence d’une négligence assez impardonnable .

Cela n’arrête pas là. Le père est mal dans sa peau et passe ses nuits à pleurer : rien pour rassurer le fils. La situation tourne lentement au cauchemar : un drame éclate. L’horreur est totale … et l’invraisemblable prend toute la place. J’en suis encore toute retournée!

Vann, David. Sukkwan Island, Gallmeister, 2010, 200 p.

0 commentaires: